‹ Œuvres dramatiques (volume 2)Chapitre 237 sur 363 · ACTE II, SGtNB · texte numérisé non relu

ACTE II, SGtNB

Ils ont (le Oliarlet-Quatre uiiiirpë riiérilagc : La merci crKdouard , fillr et scetir de vos nù* , De la niHison d*Anjoii Itii transmit tous 1rs droits. I^ciel enfin, le ciel en ma favfur sVxpliqiie. Ne nrimportune/ plus de votre loi snlique; Cette loi qu'on m'oppose, où la retrouvez- vous? Parlez y ()ucl monument la transmit jusqu'à nous? Elle n'a pour garants et pour di^positaires. Que les traditions des erreurs populaires.

CRAON

Qu'importent des «»crits et de vains monuments ! Elle a dans tous les cœurs de plus sûrs fondements : Sa force est dans nos mœurs. Oui, vous pourrez connaîtn* Que nous ne voulons pas d'un étranger pour maître. De vos armes enfin quel que soit le succès. Pour être roi de France, il faut ^tre Français. Pardonnez ce langage....

IIFNRI.

Il sert à vous confondre Par ces subtilités m'avez-vous cm répondre? Le sceptre m'appartient , je l'allends, je le veux: Et puisque j'ai vaincu, mon droit n'est plus douteux. Les Valois ont cessé de rt»gner sur la France.

CHAOlf.

Sire , vous vous flattez d'une vame espérance. L'affection du peuple est le plus sûr appui : Le Dauphin vil encore, et les cœurs sont à lui. Ce prince infortuné ...

HfltRI.

Je le plains, je l'estime.

De l'orgueil d'une mère alors qu'il est victime,

Je sais rendre justice à sa jeune vertu.

Sous le poids du malheur il n'est point abattu;

Trahi de toutes parts, il tient tête à l'orage,

Et contre la fortune il lutte avec courage.

Ah ! croyez-moi , l'honneur ne m'est point étranger.

Et malgré les détours où j'ai dû m'engager.

Pensez-vous que j'estime une reine parjure.

Chez qui l'ambition étouffe la nature;

Qui livre en mon pouvoir son époux, son pays.

Et trafique avec moi du sceptre de son fils?

Pensez-vous qu'aujourd'hui , dans le fond de mon âme,

Je ne méprise pas ce parlement infâme.

Qui, par cupidité, reconnaissant mes droits.

Déserte en ma faveur le parti de ses rois?

Ah ! bientôt mon pouvoir s'affermira sans doute.

Et peut-être tous ceux qui m'ont frayé la route,

Désabusés alors , pourront s'apercevoir

Qu'il est peu de profit à trahir son devoir;

Qu'un traître est dangereux dès qu'il n'est plus utile ;

Que c'est un instrument fatigant et fragile;

Et que, dût-on languir au rang le plus obscur,

Le chemin de l'honneur est encor le plus sûr.

CRAON

Ce langage....

HEl^RI.

Avec vous je parle sans mystère.

Reçu dans votre exil à la cour de mon père, Depuis longtemps, Craon, vous m'avez pu juger. La trahison me sert, je puis l'encourager;

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