HF.IVRI
Prince, soycz-€n sûr, je no vous fuirai pas.
IF. DAI PlIlfV.
J'accepte. I^s dangers pour mon cœur ont des eliunni >. Et je jure à vos yeux de ne poser les armes Qu'au jour où les Anglais, cédant à nos effort». De la France vengée auront quitté les l)ords; Lorsqu'ils seront enfin rtîjetes dans leur île.
IIRNRI.
Ce serment à tenir ne sera pas facile. Prince. De vos revers sachez vous souvenir. Peut-être le passé n*pond pour Ta venir. DeCrécy, de Poitiers les célèbres journées Ont préparé jadis mes hautes destinées; Et les champs d*Azincourt naguèn*s ont montré Que les Anglais sous moi n*ont pas dégénéré.
LC DArPHIN.
Oui, forçant la victoire à nous être infidèle. En ces jours désastreux que votre orgueil rappfllr« Un courage imprudent causa notre malheur. 1^ Français ne sait pas contenir sa valeur; A Tappat de la gloire il se laisse surpi*endre; il court «i Tenncmi, quand il faudrait rattendn- Mais souvent lu fortune a de cruels retours ; Votre frère l'apprit aux dé}>ens de S4*s jours. Le combat de Beaugé, le trépas de Clarence , A tous les cœurs français ont rendu Tespérani e.
HENRI
Arrêtez!... Je pourrais, aigri par ma douleur.
Oublier les égards que l'on doit au malheur. Soldats !
HENRI, LE DAUPHIN, GRAON, gardes.
HENRI , aux garde».
Le prince est libre.
CRAON
Ah! que viens-je d'entendre î
HENRI
Rendez-lui les respects qu'il a droit de prétendre. C'est à moi seul, à moi , que vous en répondrez; Et, sans gêner ses pas, vous les surveillerez.