‹ Œuvres dramatiques (volume 2)Chapitre 265 sur 363 · I.A REIWK · texte numérisé non relu

I.A REIWK

A moi? Vous l'épargnez, et croyez me servir?

HENRI

Oui, reine. Du pouvoir qu'il voulait vous ravir. Notre accord désonnais vous donne l'assurance ; C'est vous qui plus que moi régnerez sur la France. Mais puis-je consentir, pour aider mes projrls, A détourner de vous le cœur de vos sujets? Songez-y; du Dauphin si l'audace est punie . S'il reste dans mes fers , bientôr la calomnie Vu, sur vous en tous lieux répandant son poison .

Vous imputer d'un fils les maux et la prison. Vainement contre moi parlera l'apparence : On sait pour vos désirs quelle est ma déférence ; On dira qu'exerçant un empire absolu , Vous sauviez le Dauphin si vous l'eussiez voulu; Que vous m'avez contraint à cette violence. Je veux de ces discours prévenir l'insolence. Que le prince s'éloigne, et le peuple enchanté Publiera qu'à vous seule il doit sa liberté.

I LA REIIVE.

Enfin, vous le voulez? il faut que je me rende. Vous connaîtrez combien votre imprudence est grande. Vous hasardez, seigneur, tout le fruit de mes soins:

II a vu mon époux, et l'a vu sans témoins ! Et peut-être déjà sa criminelle adresse

A d'un père abusé réveillé la tendresse.

HENRI

Hé! quelle crainte encor peut-il donc vous donner, Reine? Le parlement vient de le condamner ; C'en est fait, et la France à nos lois est soumise. Le sentence à l'instant va vous être remise.

LA REINE

Mais le roi maintenant voudra-t-il la signer? Il a revu son fils !

HENRI

Ce fils va s'éloigner.

Vos soins affectueux, vos tendresses habiles, Siuront fixer du roi les volontés mobiles. S«>n malheur, son amour vous répondent de lui ;

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