I.AUKE
Mais quand voulez-vous donc nous marier, mon père?
FRIMONT
Quand il sera place.
IX)RLANGf:.
Dans peu de temps, j*espèrc.
FRIMOfIT.
Oui, de tes intérêts le Ministre occupe....
LAlIRe.
Si cette fois encor son espoir est trompé ?
FRIMOIIT.
Alors, nous attendrons qu*on lui rende justice.
LAURK.
II n*cst pas de raison pour que cela finisse. Est-ce ma faute à moi s'il n'est pas sous-préfet?
nORLANGE.
Ne nous punissez pas du tort que Ton me fait , Mon oncle; et, puisqu'cnfin I^ure m'est destinée « Ne différez donc plus notre heureux liyménée.
FRIMOITT.
11 te faut un état , c'est un point résolu.
l>ORI.AllGB.
J'en aurais un déjà si vous Teussiez voulu. Je pouvais, renonçant à la sous-préfecture»
Diriger avec vous votre manufacture,
Vous aider de mes soins , soulager vos vieux jours;
Et nous étions ainsi réunis pour toujours.
LAURE
Cela valait bien mieux !
FRIMONT
Ecoute-moi, Dorlange.
Ma résolution peut te sembler étrange; Mais, en te résistant, je te sers en effet. Le commerce, crois-moi, n'est pas du tout ton fait: Il faudrait immoler tes goûts , tes habitudes ; Vers des objets nouveaux diriger tes études : Non, j'ai sondé ton cœur, pesé tes intérêts, Et, malgré toi, je veux t'épargner des regrets. Le sort dans mes bureaux n'a point marqué ta place; Il faut avoir du goût pour l'état qu'on embrasse : La route des emplois t'offre un charme puissant. Et tu n'aurais été qu'un mauvais commerçant. La carrière qu'on aime est toujours la meilleure.
LA.URE
Et vous nous marîrez quand je serai majeure, N'est-ce pas ?
FRIMONT
Justement; et tu peux désormais....
LAURE
Comme c'est agréable !
FRIMONT
Allons , je te promets f ('ar enfin je suis père, et la rigueur mêlasse),
ACTK I. SCÈtiK II. M9
Que si , sans rivn changer, Taonëc cocor se paMv , Je pourrai cooseotir....
LAUAK.
Vrai ? Vous le promettez ?