ACTE II, SCEKb IX. iê
MADAME GODARD
FeriDcttcz.
(Elit «'OOOiVt dM pMtin. ) MADAME COHBlIflAU.
EU ! ccst raimablir Laurc!
MADAME BROClIKTOIf.
Je crois, en vcrité, qu'elle embellit encore.
MADAME CORBINEAi;.
Oui, chaque instant ajoute....
LAURE
Ali ! cVst trop de bonté !
MADAME BROCBETUIf, à DorUngr.
£t monsieur à Paris s*est toujours bien porte ?
IKJRI.ANOK.
Mille grâces.
FRIMONT, «'approchant de Brochrton et de Corbtnrau.
£li bien, messieurs, quelles uouvflles?
BROCUFTON.
Mais que les Turcs aux Grecs en ont fuit voir de belles.
CORBINEAU
Vous vous trompez; ce sont au contraire les Grecs....
BROCUETO.N.
£h! non. J*ai des garants qui ne sont pas suspects: Les journaux.
CORBIIfKAU.
Les journaux ?
BROCHETO!!.
Oui.
CORBINEAU
Lise/ donc.
588 UINE JOURNÉE D'ÉLECTION,
BROCHETON.
Sans crainte.
(11 lit.) «On s'est battu le dix, sous les murs de Corinthe. »
CORBINEAU , qui suit sur un autre journal.
Bien.
BROCMKTON, il lit.
i( Et les Grecs d'abord vaincus et dispersés.... »
CORBINEAU
(DUt.)
Non pas ; voyez : « les Turcs ont été repoussés. »
BROCHETON, il lit.
« Des chrétiens à trois mille on fait monter la perte.»
CORBINEAU, il lit.
« Des cadavres des Turcs la campagne est couverte.»
BROCHETON, il lit.
« Le croissant pour jamais a recouvré ses droits. »
CORBIÎNEAU, il lit.
« Le succès suit partout Tétendard de la croix.»
BROCHETON.
Que veut dire ceci?
CORBINEAU
Voilà d'étranges choses.
FRIMONT
Devine si lu peux, et choisis si tu Vases.
BROCHETON.
Je croyais aux journau.x.
CORBINEAU
Ils se moquent f\K^ nous.
A(rrK 11. scEtiK IX. ;>«9
»4I)4MI; CODARU.
Madame Broclictoii, Ton n'attend plus que vous.
M Al) AMR BROClIkTOIV.
J'accours.
( Filr va «r nM^ltir an jru. )
MADAMF. r.ODAHO, à Kriroool.
J*arrangc un whist; faudra-t-il vous y mettre?
FRIMOIVT.
Non, je nt* jouerai pas, si vous voulez permettre.
M ADAM F. GODARIK
Soit; mais l^ure du moins va faire un reyerti?