‹ Œuvres dramatiques (volume 2)Chapitre 38 sur 363 · SCÈNE II · texte numérisé non relu

SCÈNE II

ARBACE, ilRTABAN.

ARTABAIf.

Mon cher tils !

ARBACE.

Quel dessein conduit ici vos pas?

Venez-vous m'annoncer Tinstant de mon trépas? Barbare, mon arrêt ne peut-il vous suflfîre? Et jusqua Tëchafaud voulez-vous me conduire?

ARTABAIf

Lechafaud! que dis-tu? qui? moi, t*abandonner!. 11 est vrai, sans frémir j'ai pu te condamner, J'ai prononcé ta mort sans changer de visage; Mais crois-tu que ton père aurait eu ce courage. S'il n'eût pas en secret préparé des secours? S'il n'eût été certain de conserver tes jours? Hélas! c'est par toi seul que je tiens à la vie! Ecoute-moi, mou fils. Le roi te sacri6e; Ce cruel , sans pitié , peut-être sans regret , Déjà s'est empressé de signer ton arrêt.

06 ARTAXKRCE,

ARBACK.

Lui?

Lis.

ARTABAM.

O ciel !

ARTABAN

Voilà le prix de tes services!

ARBACE.

Il a fait son devoir.

ARTABAN

Il te livre aux supplices!

Il rompt tous les liens qui t'attachaient à lui. A mes hardis projets viens prêter ton appui.

ARBACE.

Moi!

ARTABAN

Renversons enfin l'ingrat qui t'abandonne: De mes mains en ce jour accepte sa couronne. Si ton front s'y refuse, elle ornera le mien : Artaxerce est perdu, pour lui tu ne peux rien. Bannis, il en est temps, la honte qui t'arrête; Je réponds des soldats, viens te mettre à leur tête.

ARBACE.

Les soldats!... Ah! bien loin de servir votre espoir, J'irais les éclairer et les rendre au devoir. Souvent dans les combats j'ai guidé leur audace , Peut-être ils connaîtront encor la voix d'Arbace : Us apprendront de lui comme on garde sa foi ,

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