‹ Œuvres dramatiques (volume 2)Chapitre 40 sur 363 · ACTE IV, SCENE II · texte numérisé non relu

ACTE IV, SCENE II

Avoir Domine la main qui poignarda Xrrcès? £h bien! dans peu le roi connaîtra ce mystère; Mes coups lui montreront lassassio de son père. Cependant à loisir entretiens tes regrets; Va, de ton désespoir je brave les effets; Et tandis que je vais cimenter ma puissance , Ces murs me répondront de toi, de ton silence.

Arrêtez !

ARTABAN

I^isse-moi.

ARBACE.

Je tombe à vos genoux.

ARTABAN

C'est en vain.

AHBACE.

Sur moi seul tournez votre courroux.

ARTABAN

Tes jours sont menacés, et je cours les défendre.

ARBACE.

Seigneur, au nom des dieux....

ARTABAIiI.

Je ne veux rien entendre.

ARBACE.

Mon père !

ARTABAN

Épargne- toi des efforts superflus.

ARBACE.

Eh bien , barbare, allez, je ne vous retiens plus. Par des crimes nouveaux parvenez à Terapire;

Ensanglantez ce trône où votre orgueil aspire.

Mais je le jure, après ce forfait odieux

Si vous brisez mes fers je m'immole à vos yeux.

Vous m'aimez, je le sais : dans votre cœur, Arbace,

Malgré l'ambition , eut toujours une place :

Eh bien, ma mort fera le malheur de vos jours;

Son souvenir affreux vous poursuivra toujours;

Au milieu des grandeurs vous maudirez vos crimes,

Et du moins vos tourments vengeront vos victimes.

ARTABAN

Si j'ai de tous cotés ta perte à redouter,

Que puis-je craindre encore, et qui peut m'arrêter?

Tes menaces, ingrat , augmentent ma colère.

Je le vois trop, tu hais, tu méprises ton père;

La nature sur toi ne peut rien obtenir :

Artaxerce en est cause , et je cours l'en punir.

Adieu.

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