ACTE 11, SCÊME 11. Ii
De set premiers transports il n'est pas toujours maître; Mais il est vertueux» mais Rome est tout pour lui; Il est (les opprimés le recours et lappui. Ah! si vous et mon fils vous pouviez vous entendre. Tous les maux, qui sur nous sont près de se répandre, Par vos soins réunis pourraient £*tre écartés. Prenez pitié de Rome en ses calamités!
Hélas! pour Tarracher au sort le plus funeste. Ce jour, ce jour peut-ôtrc est le seul qui vous reste.
SCIPION
Tout dépend de Caïus. Je consens à le voir; Je le désire même.
CORNÊLIE.
Ah ! c'est là mon espoir !
Vous sauverez TËtat. Cependant Sempronie De vos divisions doit-elle tftre punie?
Le sang dont elle sort la fait-il condamner? £t la sœur de Caïus. . . .
SCIPION
Qu'osez-vous soupçonner ?
CORNÊLIE.
C'est vous seul qu'elle accuse au milieu de ses lannes.
SCIPION
Qui? moi, madame?
CORNÊLIE.
£h bien! dissipez ses alarmes.
Son cœur sensible et fier doute de votre foi ; Rassurez....
SCIPION
Vos désirs sont des ordres pour moi.
130 SCIPION ÊMILIEN,
CORNÉLIE
J'ose tout espérer d'une telle entrevue. Le ciel selon mes vœux en réglera l'issue. Ah ! seigneur, en ce jour s'il se pouvait aussi Qu'aux desseins de Caïus....
SCIPION
Madame, le voici.