ACTE 11, SCÈflE VI
Moi, Tami du tribun défenseur de nos lois !
Moi, protecteur du peuple, et vainqueur des Gaulois!
CAÏUS
Aujounriiui, Fulviu«, ce peuple qui m'honore, Sans doute pour tribun va me choisir encore; £t, je Fai résolu, ce nouveau tribunal Nous vengera tous deux des grands et du Sénat. A plier devant nous je saurai les contraindre.
FfJLVIOS.
Puisses-tu réussir!
CAÏCS.
Et que pourrions-nous craindre?
Ami , c*est Scipion , c'est lui seul que je crains. Sa vie est un obstacle h tes nobles desseins.
CAÎUS.
Sa vie?
FULVIllS.
Il est aimé^ sa puissance est extrême; 11 travaille à nous perdre, il te Ta dit lui-mt*me. Tant qu'il existera tes efforts seront vains.
CAÏUS
Ah! s'il doit mettre obstacle au bonheur des Romains, Puissent les justes dieux abréger sa carrière !
FULVIUS
Qu'espères-tu, Gihis, d'une vaine prière? Bornes-tu ta fureur à d'impuissants souhaits?
CAÏUS
Quoi?
140 SCIPION ÉMILTEN.
FULVIUS
Scipion t'insulte, enchaîne tes projets; Et son juste trépas, qu'ici ta voix implore, Quand on peut l'avancer pourquoi l'attendre encore?
CAÏUS
Ah! que proposes-tu?
FULVIUS
Le salut de l'État.
C'est ainsi que tu peux accabler le Sénat, Assurer aux Romains le fruit de tes services.
CAÏUS
Fulvius, il est temps de nous rendre aux comices.
FIN DU DEUXIEME ACTE