‹ Œuvres dramatiques (volume 2)Chapitre 83 sur 363 · ACTE m. SCRNE · texte numérisé non relu

ACTE m. SCRNE

Mais laissant au destin h décider entre eux « Elle nVAt pas cessé de les chérir tons deux.

SP.MPRONIE.

Quoi ! lorsque de mon frère on menact; la vie , J attendrais en silence....

SCIPIOIV.

Arrêtez , Sempronie.

Votre mère a voulu par un tel entrelien Réunir aujourd'hui votre cœur et le mien. Ayez pour ses désirs un peu de déférence , Et ne détruisez pas sa plus chère espérance. Efforçons-nous tous deux de combler ses souhaits.

Eh ! comment se flatter d'y parvenir jamais ? Quels accords entre nous pourraient être sincères? Nos vœux, nos sentiments. Seigneur, sont trop contraires. Je hais les sénateurs, ils ont seuls votre foi; Vous détestez Caîus , Caîus est tout pour moi.

SCÎPION.

Ainsi donc c'est en vainque voti*e auguste mère....

SEMPRONIE

Je vous l'ai dit , cessez de combattre mon frère. De son persécuteur devenez son appui , Servez les plébéiens de concert avec lui , Abandonnez les grands au sort qui les menace ; Aussitôt le passé de mon esprit s'efface , Et vous rendant alors tous vos droits sur mon cœur , Je fais de vous aimer ma gloire et mon bonheur. VoWh le seul moyen de ramener mon :1me.

148 'I^PI^ SCIPION ÉMILIEM,

scrpioN.

C'est assez ; vous pouvez vous retirer, Madame.

SEMPRONIE

Oui, perfide , je sors; oui, je quitte ces lieux. Je ne puis supporter ce calme dédaigneux , Cette altière froideur que nul effort ne touche , Ce mépris insultant qui vous ferme la bouche ; Oui , je crains de céder à ma juste fureur ; Sortons , il en est temps.

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