‹ Œuvres dramatiques (volume 2)Chapitre 88 sur 363 · CAÏUS, FULVIUS · texte numérisé non relu

CAÏUS, FULVIUS

Moi ! si je Poserai ! nVn doutez point , perfide.

Je suis las d'écouter une bainc timide:

C'est le glaive à la main qu'il les faut attaquer.

Forçons enfin, forçons les dieux à s'expliquer.

Oui, qu'a l'instant, ami, tout s'anne, tout s'apprête:

Va, dis-leur que Caîus veut marcher à leur tête.

De ce peuple déjà j'ai reçu les serments :

ÉchaufTe son courage et ses ressentiments ;

Rappelle-lui ses maux, ses fers, son indigence.

Irrite dans les cœurs la soif de la vengeance ;

Fais connaître aux Romains leur force et leur pouvoir:

Pour recouvrer leurs droits ils n'ont qu'à le vouloir.

Qu'ils s'unissent enfin contre la tyrannie;

Qu'ils viennent conquérir los biens qu'on leur dénie.

156 SGIPION ÉMILIEN.

FULVIUS

Quoi! tu veux....

CAÏUS

Fulvius, le sort en est jeté; Entre les grands et nous il n'est plus de traité : Autant que leur fureur ma haine est implacable; Notre perte ou la leur devient inévitable. Mais c'est trop t'arrêter ; va , cours , sers nos projets, Et reviens de tes soins m'apprendre le succès.

(Il sort.)

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