ACTE II, SCÊMif; II. Î
Vous ne traiteriez pas un valet de la sorte :
De chez vous à Tinstant trouvez bon que je sorte.
Pardon, mon cher ami.... Je suis fâche vraiment.... C'est que vous m'avez pris dans un mauvais moment.
GKRMAIN.
M'humiher!... Tenez, s'il faut ne rien vous taire, Vous changez tous les jours, monsieur, de caractère: Vous devenez trop riche.
DIJPRÉ.
Allons , mon cher Germain , Excusez mon humeur, et donnez-moi la main.
GERMAIN
Croyez-en mes avis, je parle en conscience.
DUPRÉ
J'ai tort, j'ai cent fois tort. Avec impatience
Sur les travers des grands ici je m'expliquais.
Et leur ton m'a gagné quand je le critiquais.
Vous ne m'en voulez plus, n'est-ce pas ? sans rancune?
GERMAIN
Puis-je avec vous jamais en conserver aucune? Tout est oublie.
DUPRlé.
Moi , je veux m'en souvenir.
PRI^VAL, à part.
Son cœur est excellent , il faut en convenir.
DUPRK, à Germain.
Ah ça, n'aviez-vous pas quelque chose à mv iliro?
PR^VAU
Vous êtes en alTairc , adieu, je me retire.
DU PRÉ
Vous dînez avec nous, Préval ?
PRÉVAL
Je tâcherai.
DCJPRÉ.
Oh ! je compte sur vous.
PREVAL.
Adieu , mon cher Duprë.
(Il sort.)