ACTE H, SCfeNE IV
C*c»l tous l<îs jour* de ni^tiic.
Ta |)fiiHioii siifHh , je ne peux Faiigmcnter; Sois économe.
CHARLES
Ah ça, tu veux donc plaisanter?
Fxonomc? Quel est ce langage bi/arre?
Lst-ce ()ue, pur hasard, tu deviendrais avare? Fi! le vilain défaut !
On a de l'ordre, au moins.
Les caprices d'un (ou ne sont pas des besoins. A tout ta pension peut fort bien satisfaire : Tu nie ruioerais si je te laissais faire.
CHARLES
Fi! te dis-je. On croirait, à de pareils avis, Entendre un boutiquier du faubourg Saint-Denis. De quoi peux-tu te plaindre , enfin ? tout se compense : Tu gagnes de l'argent , et moi je le dépense. CVst dans Tordre.
DUPRlé.
Il se peut; mais je n'ai pas d'argent.
CHARLES
Tu me refuses ?
Oui.
CHARLRS.
Mon besoin est urgent.
niîpRi^.
D'accord.
CHARLES
Aux usuriers j'aurai recours.
DUPRÉ
Sornettes !
CHARLES
Eh bien ! à la bonne heurel et je ferai des dettes!
DUPR^.
Fais-en.
CHARLES
Tu les paîras.
DUPRÉ
Je ne les paîrai pas.
CHARLES
Oh.! que si!
DUPRÉ
Non , vraiment.
CHARLES
Nous verrons.
DUPRÉ
Tu verras.
CHARLES
Ton cœur sera touché.
DUPRÉ
J'aurai de l'énergie.
CHARLES
Tu me laisseras mettre à Sainte-Pélagie?
DUPRÉ
Je t'y laisserai mettre.
Allons!