ACTE 111; SCENE IV. i
LI BARON
Oui; ma fille jamais n*eut de secret pour moi. De choisir un époux Amélie est maîtresse; Mais j*ai sa confiance ainsi que sa tendresse : Il vous faut mon aveu pour obtenir le sien.
HKfVRI.
Assurez donc, monsieur, son bonheur et le mien.
Quelle chaleur!.... £h bien, je n*en fais pas mystère. Vous me convenez fort. De votre caractère, De vos mœurs, vos talents, je me suis informé, Et de ce que j^apprends j ai lieu d'être charmé.
HENRI
Ah ! l'excès de ma joie.... ,
Un moment. La fortune....
HKNRI.
N*en doutez pas, monsieur, je saurai m'en faire une. La carrière est ouverte, et je dois parvenir.
Tout cela c'est fort beau, mon cher, pour l'avenir; Oui; mais en attendant?
HENRI
Mon travail, je Tespère....
Vous parlez en amant; moi, je dois voir en père. Écoutez-moi : votre oncle a souvent déclaré Qu'un sort brillant par lui vous serait assuré. Il faut le pressentir sur votre mariage ;
Et si soQ amitié vous fait quelque avantage, Je ne vois plus d'obstacle à former ce lien.
HENRI
Mais mon oncle, monsieur, est maître de son bien; Je n'ai , vous le savez , aucun droit d'y prétendre. Ainsi donc du hasard mon bonheur va dépendre ! Ah! de grâce....
Je dois servir vos intérêts.
Faites ce que je dis, et nous verrons après.