‹ Œuvres dramatiquesChapitre 138 sur 346 · SCENE VII · texte numérisé non relu

SCENE VII

Madame DE ROSBELLF, DUPRK.

MADAME DK ROSBELLF, à part.

Quelle commission !

DDPRF.

Oui , j'ai lu dans son âme ; Et le besoin de plaire.... Eh quoi ! c'est vous, madame?

MADAME DE ROSBELI^.

Pardon , j'ai mal choisi peut-être le moment....

DCJPRÉ.

Pouvez-vous le penser? Ordonnez seulement; A vos désirs d'abord je suis prêt à souscrire.

MADAME DE ROSRELLE.

Monsieur....

DDPR^.

Parlez.

MADAME DE ROSBELLK.

Je viens.... oui, je voulais vous dire....

DOPRÉ.

Eh bien , pourquoi ce trouble et cette émotion ?

Vous allez me trouver d'une indiscrétion!.... II. 16

DUPRÉ

Vous ? jamais.

MADAME DE ROSBELLE.

Oh! si fait ! Une telle demande....

DUPRÉ

N'importe, expliquez- vous, que votre voix commande ; Sur moi n'avez-vous pas un empire absolu ?

MADAME DE ROSBELLE.

Ah! malgré vos bontés, croyez qu'il a fallu Les plus puissants motifs....

DUPRÉ

Ayez donc confiance ; Parlez enfin , cédez à mon impatience.

MADAME DE ROSBELLE.

Oui , VOUS m'encouragez; je me rends, c'est assez. Quelqu'un qui m'intéresse, et que vous connaissez. D'un malheur imprévu vient d'être la victime ; Tout l'accable à la fois ; pour sortir de l'abîme , Il lui faut aujourd'hui trouver dix mille francs. On pourrait s'adresser sans doute a des parents ; Mais on craint d'avouer des torts , une imprudence : Enfin de ce revers on m'a fait confidence ; On croit que vous voudrez peut-être, en ma faveur, D'un ami qui m'est cher devenir le sauveur.

DUPRÉ

Quoi î n'est-ce que cela ?

Dans moins d'une semaine Tout serait remboursé.

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