ACTE III, SCÊHE Vil
OUPRil.
Je n'en suis point en peine.
MADAMK DE ROSBELLE.
Ainsi vous me rendrez ce service important ? Vous prêterez....
DUPBK.
Sans doute.
MADAIfK DK ROSBKLLK.
Aujourd'hui ?
DOPBK.
Dans Pinstant.
MADAME DE ROSBELLE.
Mais, monsieur, je ne puis vous nommer la personne...
DUPR^.
Il D*en est pas besoin; et d'ailleurs je soupçonne....
MADiLME DE ROSBELLE.
Vous soupçonnez....
DUPRÉ
(AfMUt.)
Rien, rien. C'est son père.
MADAME DE ROSBELLE.
Comment Vous exprimer jamais....
nUPRK.
Point de remercîment.
Causer quelque plaisir aux personnes qu'on aime , Vous n'en sauriez douter, c'est un bonheur extrême : Jugez, en vous servant, combien je suis heureux.
MADAME DE ROSBELLE. ,
Oui , j'accepte en mon nom ce secours généreux.
Vous lirez mon ami d'une peine cruelle , Et je lui vais porter cette bonne nouvelle.
DUPRÉ
Déjà?
MADAME DE ROSBELLE.
C'est un devoir.
DUPRÉ
Qui me devient fatal :
Un moment. A propos, que m'a donc dit Préval? Bientôt, si je l'en crois, vous quittez cette ville?
MADAME DE ROSBELLE.
Je le crains.
Quel motif loin de nous vous exile?
Ah ! jamais vos amis n'y pourront consentir.
MADAME DE ROSBELLE.
Sans doute avec mon père il me faudra partir.
DUPRÉ
Pourquoi ?
MADAME DE ROSBELLE.
L'affaire ici qui m'avait amenée , Par ses soins aujourd'hui vient d'être terminée ; Nul prétexte à présent ne peut me retenir.
DUPRÉ
Mais vous aimez Paris?
MADAME DE ROSBELLE.
Je dois en convenir.
W5e séjour enchanteur a pour moi mille charmes, Et quitter mes amis me coûtera des larmes.