‹ Œuvres dramatiquesChapitre 150 sur 346 · ACTE IV, SCÈNE IV. M · texte numérisé non relu

ACTE IV, SCÈNE IV. M

UBIfRI.

Vous aussi ? C en est trop ; je me tiens pour battu.

OUPRI^.

Amoureux ! De quoi diable aussi te meles-lu ?

Disciple de Cujas , plaide , c'est ton affaire ;

Mais soupirer !... c'est bon quand on n*a rien à faire.

HENRI

Mon oncle!....

DUPRii.

Par l'hymen tremble de te lier.

Un avocat jamais ne doit se marier.

iiErvRi.

Pourquoi donc?

DU PRÉ

Ah! pourquoi ?.. .

Parlez, je vous supplie.

DIIPRÉ.

11 court trop de dangers quand sa femme est jolie.

HENRI

Vous plaisantez toujours.

CHARLES

Non , le fait est constant.

Sous le joug de l'hymen songe au sort qui t'atteud ! En honnête mari, lorsque sans défiance Tu viendras chaque jour briller à l'audience. Ta femme, abandonnée ù ses réflexions.

Voudra se procurer quelques distractions; Les jeunes magistrats, épris de tes mérites. Quand tu seras absent te feront des visites ;

Et le soir, en rentrant, tu trouveras chez loi Messieurs les substituts du procureur du roi. Tu joueras là, mon cher, un méchant personnage; Mais tu seras heureux.... comme on l'est en ménage.

HEWRI.

Continuez, fort bien ; j'ai su me résigner.

DUPRÉ

Mais dis-moi , car ce point n'est pas à dédaigner, Celle dont le regard t'embrase et te tourmente, Est-elle riche ?

HENRI

Non.

CHARLi:S.

Jolie?

HEJVRi.

Elle est charmante!

Elle réunit tout, esprit, talents, beauté.

DUPRÉ

Sans fortune....

HEJNRI.

11 s'agit de ma félicité.

Sa famille d'ailleurs tient un rang honorable.

DUPRÉ

Et quel est cet objet divin, incomparable ?

HENRI

Donnez-moi votre aveu , ce soir vous saurez tout. Celle dont j'ai fait choix sera de votre goût ; D'avance j'en réponds. Je vous le dis encore. Mon oncle, à tous égards cet hymen nous honore; Comptez-y. Vous tromper est indigne de moi.

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