ACTE V, SCÈNE III
CUARLIfi.
Noo , s'il faut être tÎDoère , Voift-tu? je ne veux pas avoir de belle-mère. Cet hymen me déplaît.
DVWBi.
Achève; et, sans détour.
Dis qu*à tes intérêts il pourrait nuire un jour.
CHARLES
Qu'oses-tu supposer? Moi , ce calcul infâme !.... Ce soupçon est afïreux, il révolte mon âme! Un sentiment si bas ne m'occupa jamais. Ta fortune est à toi; donne, engage, promets, Qu'importe? mais qu'au moins ton amitié me reste.
DUPRK.
Embrasse-moi, mon Bis.
CHARLES
Oui , mon cœur te l'atteste , Ton bonheur fut toujours le premier de mes vœux. L'hymen peut l'assurer? forme de nouveaux nœuds. J'ai su le deviner, tu chéris Amélie; Demande, obtiens sa main, c'est moi qui t'en supplie: Pour elle, pour les siens montre-toi généreux ; Je serai riche assez , si je te vois heureux.
DUPRÉ
Va, je sens tout le prix d'un pareil sacrifice; Mais si ce mariage....
CHARLFS.
Il faut qu'il s'accomplisse; J'y suis intéressé maintenant plus que toi. Amélie au plus tôt doit recevoir la foi ;
J'y compte , je l'exige ; et 1 on verra, j'espère , Un fils danser gaîment aux noces de son père.
DUPRÉ
Ton bon cœur....
CHARLES
Ah ! laissons les discours sérieux; Au jour d'un mariage on doit être joyeux. Tout est dit ; désormais le plaisir nous réclame ; Et je vais m'occuper de ton épithalame.