‹ Œuvres dramatiquesChapitre 170 sur 346 · ACTE V, SCÈNE IV. «M · texte numérisé non relu

ACTE V, SCÈNE IV. «M

aKNm.

Votre «mitië , mon oncle , est un bienfait pour moi. En ce moment surtout j*cn ai besoin !

CnARI.ES.

Ëh quoi !

Quel ton tragique! Allons, tout s'oublie et s'arrange. Moi, je vais t annoncer une nouvelle ëtrange, Un fait inattendu, merveilleux, surprenant. Et dont je doute encor, même en te l'apprenant.

HENRI

Quoi donc ?

CHARLES

Tantôt mon père a , sur ton mariage , Exerce sans pitië son malin persiflage; Eh bien, prends ta revanche, et persifle à ton tour.

HENRI

Mon oncle....

CHARLES

Comme toi, mariage d'amour!

DUPRé.

Rien encor....

CHARLES

La future est jeune, aimable, belle , Charmante, et c'est enfln madame de Rosbelle.

CHARLES

Oui; n'a-t-il pas bon goîit?

Dis?

HENRI

(A part.)

Sans doute.... en effet.... Que m'importe, après tout?

(Haut. )

Nos liens sont rompus.... La chose est décidée?

DUPRÉ

Eh ! non ; ce n'est encor qu'un projet , une idée. Amélie....

HENRI

Est à vous dès que vous parlerez ; Sur son cœur, le plus riche a des droits assurés.

DUPRÉ

Il est vrai , la fortune est un titre.

HENRI

A merveille!

Epousez-la, mon oncle, oui, je vous le conseille.

(A part.)

Ce Gustave , du moins , ne l'emportera pas.

Tu vois, c'est son avis. Allons, plus de débats; Il faut conclure.

DUPRÉ

Mais....

CHARLES

Eh! que peux-tu me dire?

Tu le veux , je le veux, mon cousin le désire, Nous le souhaitons tous, tout le monde est d'accord; Il faut brusquer la chose et terminer d'abord.

DUPRIÔ.

Toujours extrême en tout ! et ton humeur légère...

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