‹ Œuvres dramatiquesChapitre 171 sur 346 · SCÈNE V · texte numérisé non relu

SCÈNE V

Les FRjécÉDrrrrs, LE BARON, madame DE ROS- BELLE, MADAME DORFEUIL.

Ce billet , de ma fille a comble tous les vœux. L^espoir qui m'est permis change son existence.

HENRI, à part.

Peut-elle bien encor soutenir ma présence !

CHARLES, à «on père.

Allons, parle.

DU PRE, à Ourle*.

Il faut Yoir, examiner....

CHARLES, à Dupré

F*ourc|uoi ^ Tu fais Tenfant? Eh bien, je vais parler pour toi. ( Haut. ) Madame....

Dl PRt.

Arrête !

CHARLES

Non; j'aurai de l'éloquence.

Madame, un ëtourdi de votre connaissance, Et de la mienne, osa vous présenter ses vœux, Vous fatigua longtemps de ses tendres aveux : Maintenant il avoue, abjurant sa folie.

Qu'il ne mérite pas d'obtenir Amélie; Mais, en sa place, il veut vous offrir un époux Et plus recommandable et plus digne de vous. C'est un homme veuf, riche, aimable, jeune encore; Il a cent qualités, enfin il vous adore; Et l'hymen avec lui , je connais bien son cœur, Sur vos pas à jamais doit fixer le bonheur. Ce nouveau prétendant du premier est le père; D'un jeune extravagant soyez la belle-mère; Et dans cet étourdi, léger, présomptueux, Vous trouverez un fils tendre et respectueux.

Mon beau-frère !

Dupré !

MADAME DE ROSBELLE.

Ce que je viens d'entendre....

DUPRJÉ.

Cette brusque demande a de quoi vous surprendre , Madame ; pardonnez à son zèle indiscret ; Mais je ne démens pas l'aveu qu'il vous a fait. Consentez ; par l'hymen enchaînés l'un à l'autre , Je mettrai mon bonheur à m'occuper du votre ,

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