‹ Œuvres dramatiquesChapitre 172 sur 346 · ACTE V, SCÈNE V · texte numérisé non relu

ACTE V, SCÈNE V

11 deviendra le but de mes constants efforts , £t j'emploirai ma vie à réparer mes torts.

LB BABOR.

Des torts ?

CHARU».

Tu n'en as pas.

MADAME DK ROSBELLK.

Pour moi je les ignore.

L'offre de votre main et me flatte et m'honore; Mais un motif puissant.... Oui, veuillez m'excuser.... Mon père en est instruit.... je ne peux disposer....

Pourquoi cet embarras? Crains-tu d*étrc sincère? Une entière franchise est ici nécessaire. (A Dupré.)

Monsieur, votre recherche est pour nous un honneur; Mais ma fille a déjà disposé de son cœur.

nupRÉ.

Quoi ! madame....

CI1ARIJ>S.

Achevez; quel rival vient détruire

L'espoir.

Henri?

LE BARON, désignant Henri.

Tenez, monsieur pourra vous en instruire.

CHARLES

DUPRÉ

iMon neveu?

CHARLES

Quoi ! se peut-il en effet Que ce soit....

c'est lui-même.

CHARLES

Ah ! le tour est parfait!

Et nous qui soupirions!...

Voilà tout le mystère, Messieurs; de leur secret j'étais dépositaire.

CHARLES , à Henri.

Sournois !

DUPRÉ , à part.

Elle l'aimait !

CHARLES, à Henri.

Tu nous mets en défaut !

DUPRÉ, à part.

Je ne m'étonne plus du courroux de tantôt : Oui, tout s'explique.

CHARLES, à Henri.

Un rien te trouble et t'embarrasse.

DUPRlé , à part.

Il faut m'exécuter au moins de bonne grâce.

( Haut. )

Henri, de ton bonheur je dois être jaloux; C'est toi qu'elle préfère !... Eh bien, sois son époux. Que l'aspect d'un rival n'ait rien qui t'importune ; 11 se charge du soin d'assurer ta fortune. Oui, ton cousin et moi, nous voulons....

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