SCÈNE m
MICHEL, ROUGEVAI..
ROUGEVAL.
Approchez, mon ami.
MICHEL
Monsieur...
ROrCRVAL.
Ne craignez rien.
François fait votre éloge, et je vous veux du bien.
MICHFL.
Tant de bouté....
ROUGEVAL.
N'a rien qui doive vous confondre ; Remettez- vous, mon cher, et veuillez me répondre. Vous vous nommez?
MICHEL
Michel.
ROUGEVAL.
Eh ! oui , je me souvien....
Vous êtes menuisier?
MICHEL
Oui, monsieur.
BOUGEVAL.
C'est fort bien.
Garçon?
MICHEL
Non, je possède une femme excellente.
Son sort rend ma misère encor plus accablante.
ROUGEVAL.
De la fatnille aussi, peut-être?
MICHEL
Trois enfants.
ROUGEVAL.
De quel âge?
MICHEL
I/aîné n'a pas encor sept ans.
ROUGEVAL.
Apprend-il quelque chose?
MICHEL. I
Oui, monsieur; déjà même Il sait lire.
ROUGEVAL. ^
Tant pis; pernicieux système!
Éclairer les esprits, c'est corrompre les cœurs. Croyez-moi, l'ignorance est la garde des mœurs. Chez un peuple bientôt la morale est perdue Lorsque l'instruction est ainsi répandue. Nous en reparlerons, je vous dirigerai.
MICHEL
Ah! monsieur....
ROUGEVAL.
Laissez-moi tout conduire à mon gré, Michel, je vous promets une heureuse existence.