PAULINE, ROUGE VAL
PAULINE
Il est sorti !... mon cœur ne peut plus se contraindre.
ROUGEVAL.
Si vous Taimez cncor, que vous i^les à plaindre î
PAULINB.
Si je Taime!
ROUGKVAL.
Pour lui, vous venez de juger Qu'il oublie aisément....
PAULINE
Non, il na pu changer!
ROUGEVAL.
Vous êtes, mon enfant, trop bonne et trop crédule.
PAULINE
Oui , voilà tous les jours ce que me dit Ursule.
ROUGEVAL.
Eh quoi ! par vos douleurs il n'est point adouci !
Avant votre union s'il se conduit ainsi,
Que n'osera-t-il pas quand vous serez sa femme ?
PAULINE
Hélas !
ROUGEVAL.
Je VOUS connais, oui, j'ai lu dans votre âme; Et s'il faut librement m'expliquer entre nous, L'hymen est un état qui n'est point fait pour vous.
PAULINE
Quoi , monsieur?....
ROUGEVAL.
Vous serez exigeante et jalouse :
Nul homme n'est ému des pleurs de sou épouse; Il vous faudra subir d'injustes volontés, Supporter des froideurs, des infidélités....
Des infidélités! 6 ciel! est-il possible?
ROUGEVAL.
Oui , pour vous marier vous êtes trop sensible.