ACTE II. SCÈNE PREMIÈRE
LE VICOMTE, D'OLBIGNAC.
LE VICOMTE
Eh! monsieur, laissez-moi; vos observations Ne pourraient rien changer h mes intentions.
d'olbignac.
Cher cousin, sur vous-même ayez donc plus d'empire; Vous reconnaissez mal Tamitié qui m'inspire.
LE VICOMTE
D'accord.
DOLBIGNAC.
Ce que j*en dis n'est que pour votre bien. A votre procédé, d'honneur, je n'entends rien: C*est qu*il sort tout à fait de la route commune. Refuser une charge ! un rang ! de la fortune !
LE VICOMTE
Vous accepteriez , vous?
d'olbignac.
Avec empressement.
LE VICOBITB.
Je nVn ai pas douté, monsieur, un seul moment.
d'olbignac.
Vous vous enrichissiez, et sans nuire à personne : Quel bien est mieux acquis que celui qu'on nous donne?
C'est selon.
d'glbignac.
Prévenez d'inutiles regrets.
D'abord vous agissez contre vos intérêts, Puis vous blessez le cœur de madame d'Orbelle.
lE VICOMTE.
Je m'en suis expliqué tête-à-tête avec elle. Mais voici la baronne, et vous permettrez bien Que nous ayons ensemble un moment d'entretien ?
d'olbignac.
Il suffît.
LE VICOMTE
Pardonnez à mon impolitesse.
D OLBIGNAC , pendant que le vicomte va au-devant de la baronne.
Ces fanfarons d'honneur et de délicatesse
Frondent tout, brouillent tout; ils ne sont bons à rien,
Et font un tort notable à tous les gens de bien.
(Haut.) Adieu, cousin. Madame, agréez mon hommage.
(Il sort.)