LA BARONNE, LE COMTE, LA COMTESSE
LE COMTE
Cette chère Eugénie! elle est bien fatiguée.
LA BARONNE
Pas du tout.
LE COMIE.
Et pourtant toujours aimable et gaie.
ACTK 111, SCÈNE IV (M
LA COMTESSE
Quel heureux caractère !
LK COMTE
Unique, en vérité.
LA COMTKSSR
Puis, un cœur!
LA BAROflNt;.
Vous avez tous deux trop de bonté.
LF. COMTK.
Non, vous i^tcs parfaite.
LA BAHONNI-.
Ah!...
LA COMTKSSF.
Tant de modestie!
LA BARONffE.
Cette chasse était belle, et n^a fort divertie.
LE COMTE
Oui , tout ce mouvement, les cors, et les chevaux , CVst un fort beau coup d'œil.
LA COMTB.SSE.
Magnifique. A propos.
Vous ne nous dites rien du prince.
LA BARONNE
Moi, ma tante?
De lui , je Tavouerni, j*ai lieu d'être contente; On n*est pas plus affable.
I^ CX>MTISAB.
Il est d'ailleurs fort bien.
LE COMTE
Oui , ma foi , très-bel homme.
Une grâce, un maintien!...
LA BARONNE
Je n'ai pas remarqué.
LA COMTESSE
Moi, que mon âge éclaire, J'ai vu que vous faisiez quelques frais pour lui plaire.
LA BARONNE
Je ne m'en défends pas, c'était là mon projet.
LA COMTESSE, au comte.
Vous entendez?
LE COMTE , à la comtesse.
Fort bien.
LA BARONNE
Et, je crois, j'ai sujet De me flatter...
LE COMTE
Comment! il vous trouve charmante; On me l'a dit.
LA BARONNE
Tant mieux; mon espoir s'en augmente.
LA COMTESSE, au comte.
Laissez-nous seules.
LE COMTE , à la comtesse.
Quoi!...
LA COMTESSE, au comte.
Vous nous gênez ici.
LE COMTK , à la comtesse.
Pour quel motif?
kCTK III, SCtNK V. :,4I