ACTE m, SCÈNE VIII. &ftl
Veuve, fie votn^ main vous pouvez disposer. Et dès ce jour, baronne, il le fiiut (épouser.
LA BARONlflt.
Dès ce jour ?
LA MABQIMAR.
Pourquoi non, si vous raiinez encore ?
LA BAnOPflfK.
Oui ; mais, vous le savez, des parents que j'honore, S*opposent....
LA MARQITISE.
J aurai soin d'obtenir leur aveu ; Plus d'obstacles alors.
LA BAH«>WNF.
Réfléchissez un peu; Nous sommes sans fortune, et pour cette aNianee...
LA MABQUISF.
Madame, vous avez beaucoup de prévoyance. Mais un oncle opulent s'empresse h vous doter.
LA BABONIfK.
Do ma famille Albert ne veut rien accepter.
LA MAKQULSC.
Il entendra raison , c'est moi qui vous Tassure. Ainsi tout est d'accord , et vous pouvez conclure.
IJi B ABONNI-:.
Rien ne presst», madame, il n'est pas encor tenips.
LA «ARQlîfSF.
El ne peut-on savoir quels motifs importants....
LA BARON Wr.
Une affaire où mon cœur, mon intérêt m'efij»age. Et que je veu\ finir avant mon mariage.
LA MARQUISK.
Ali ! c'est une affaire ?
Oui , qui m'occupe beaucoup.
LA MARQUISE
Elle vous est venue en ce cas tout d'un coup ; Car hier vous alliez signer.
LA BARONNE
Comme vous dites.
Les chances du succès quelquefois sont subites ; L'occasion inspire , et fait naître l'espoir.
LA MARQUISE
Madame, disposez de moi, de mon pouvoir; Parlez , et je vous sers avec un zèle extrême.
LA BARONNE
Seule j'ai commencé, je finirai de même.
LA MARQUISE
Ah ! fort bien ; je comprends où tendent vos désirs : Vous voulez à la cour prolonger vos plaisirs.
LA BARONNE
Eh! mais....
LA MARQUISE
Oui, ceux qu'on goûte à la chasse peut-être?
LA BARONNE
Peut-être.
LA MARQUISE
Ah ! votre but est facile à connaître !
Arrêtez ! De sang-froid je sens que j'ai besoin, Madame, et vos discours m'entraîneraient trop loin.
▲CTB Ill« SCÊME IX. ft53
Je ne veux ni souffrir qu^ainsi Ton me sou|)^nnc, Ni de mes aclions rendre compte à personne. Jo sors, il en est temps; votre position G>mmande le silence k mon émotion.