‹ Œuvres dramatiquesChapitre 314 sur 346 · SCÈNE \II · texte numérisé non relu

SCÈNE \II

Lis PR^ciDBiiTS, DÉSORMKAUX

DlftSORlI^IAUX.

Ah ! madame, cst-il vrai? quelle nouvelle étrange!

LA MAiQUISF.

Quoi donc ?

nésoRMKAirx.

Le prince a vu madame de Mérange , Il Tadorc... voilà ce qu*on dit en tout lieu.

LE DUC

(Comment! on dit cela?

DÉSORMKAUX.

Publiquement.

LA MARQiriSC, à part.

Grand Dieu!

LK DUC , à la marquise.

Vous semblez agitée? allons! quelle faiblesse!

n!ÉM>RMRAUX.

Vous, modèle parfiiit de bonté, de noblesse, Perdre votre cr<»dit ! quel coup! en vérité Ce serait pour la France une calamité.

LR DUC^ à la marquMr.

Quoi! de pareils rapports pourraient troubler votre âme!

LA MARQUISR.

Ah ! mon cher duc !

d'oLBIGRAC, i part.

\je comte avait raison.

Taatôt la charité près de vous m'appela ; Maintenant le devoir....

LE UUC, à la marquise.

Quel est ce monsieur-là ?

LA. MARQUISE

C'est monsieur Désormeaux, dont ce matin encore....

LE DUC

Je sais. J'en fais grand cas; je vois qu'il vous honore; Il témoigne pour vous un zèle sans égal. Nous en ferons bientôt un fermier général.... Vous y pouvez compter; madame a ma parole.

LA MARQUISE

Combien votre amitié me touche et me con.<iole !

d'oLBIGNAC , à part.

Le duc n'y croit donc pas.

LE DUC

Quant à tous ces propos, Doivent-ils un moment troubler notre repos ? Non, rien (et de la cour j'ai quelque connaissance) Ne peut de la marquise ébranler la puissance.

LA MARQUISE

Je sais apprécier vos soins ingénieux;

Mais mon cœur tout entier doit s'ouvrir à vos yeux :

Je ne suis pas tranquille.

LE DUC

En vérité, marquise, Vous perdez la raison.

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