SCÈNE \II
Lis PR^ciDBiiTS, DÉSORMKAUX
DlftSORlI^IAUX.
Ah ! madame, cst-il vrai? quelle nouvelle étrange!
LA MAiQUISF.
Quoi donc ?
nésoRMKAirx.
Le prince a vu madame de Mérange , Il Tadorc... voilà ce qu*on dit en tout lieu.
LE DUC
(Comment! on dit cela?
DÉSORMKAUX.
Publiquement.
LA MARQiriSC, à part.
Grand Dieu!
LK DUC , à la marquise.
Vous semblez agitée? allons! quelle faiblesse!
n!ÉM>RMRAUX.
Vous, modèle parfiiit de bonté, de noblesse, Perdre votre cr<»dit ! quel coup! en vérité Ce serait pour la France une calamité.
LR DUC^ à la marquMr.
Quoi! de pareils rapports pourraient troubler votre âme!
LA MARQUISR.
Ah ! mon cher duc !
d'oLBIGRAC, i part.
\je comte avait raison.
Taatôt la charité près de vous m'appela ; Maintenant le devoir....
LE UUC, à la marquise.
Quel est ce monsieur-là ?
LA. MARQUISE
C'est monsieur Désormeaux, dont ce matin encore....
LE DUC
Je sais. J'en fais grand cas; je vois qu'il vous honore; Il témoigne pour vous un zèle sans égal. Nous en ferons bientôt un fermier général.... Vous y pouvez compter; madame a ma parole.
LA MARQUISE
Combien votre amitié me touche et me con.<iole !
d'oLBIGNAC , à part.
Le duc n'y croit donc pas.
LE DUC
Quant à tous ces propos, Doivent-ils un moment troubler notre repos ? Non, rien (et de la cour j'ai quelque connaissance) Ne peut de la marquise ébranler la puissance.
LA MARQUISE
Je sais apprécier vos soins ingénieux;
Mais mon cœur tout entier doit s'ouvrir à vos yeux :
Je ne suis pas tranquille.
LE DUC
En vérité, marquise, Vous perdez la raison.