ACTE 111, SCÈNE XII. ftei
UteORMIAPX.
S*il faut que je le diie.
Je craint auui....
LK DUC
De tout , moi , je Auis caution.
DI^^SORMEAUX.
On peut prendn; toujours quelque précaution.
LR DUC.
Pourquoi ?
LA MARQUISE
C/est sur des faits que ma frayeur repote. J'observais ce matin !
LR DUC.
£h bien , je le suppose, I^ prince, promenant son hommage et ses vœux. Peut-être à la baronne a fait quelques aveux ; Quel grand mal h cela? Cest une fantaisie Qui ne peut vous donner la moindre jalousie.
LA MARQUISE
Ah! quand on aime bien!...
LE DUC
En rire vaudrait mieux.
Mais puisque vous prenez la chose au sérieux, Puisqu*aucune raison ne vous peut satisfaire. Il faut agir, marquise, et j*en fais mon affaire. 11 est trente moyens d'éloigner des rivaux ; Nous saurons mettre eu jeu les femmes, les dévols; Médisances, rapports, ruse.... il n'importe guère; Au moment du danger tout est de bonne guerre , Pour défendre ses droits, tout est bon, tout est bien. II. 36
Votre intérêt lui seul est aujourd'hui le mien : Dans ses affections mon cœur jamais ne change; Oui, je suis tout à vous. Madame de Mérange, Fût-elle aimëe enfin plus encor qu'on le dit, Dussé-je en vous servant exposer mon crédit, Je ne balance pas; notre cause est commune, J'accepte vos malheurs, je suis votre fortune; A de vils intérêts mon cœur n'est pas soumis, Et je reste en tous temps fidèle à mes amis.
LA. MARQUISE
Je vous reconnais là.
d'olbignac.
Quel noble caractère !
DÉSOnMEAUX.
Je vous offre à mon tour mon humble ministère : Peut-être puis-je aussi vous payer mon tribut. Et par d'autres chemins atteindre au même but.... Cette offre, de ma part, surprend Votre Excellence; Cependant mes amis, s'ils marchent en silence, N'en arrivent pas moins : c'est vous les désigner; Et leur appui, je crois, n'est pas à dédaigner.
LE DUC
Se peut-il?
d'olbignac.
Ah ! monsieur, que j'aime à vous entendre
LA MAliQUfSE.
J*ai donc de vrais amis !
LE DUC
Je cours, sans plus attendre,