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LE COMTE, LA COMTESSE, D'OLBIGNAC

L?: COMTE , au chevalier.

Ne VOUS contraignez pas ; au milieu de ma joie J'excuse les regrets où vous' êtes en proie.

LA COMTESSK , au même.

Ami de la marquise aux jours de son pouvoir, Déplorer sa disgrâce est pour vous un devoir.

d'olbignac.

Sans doute.

LE COMTE

Oui , chevalier, il faut de la décence : Vous lui devez enfin de la reconnaissance.

d'olbignac.

Eh! mais, peut-être pas autant que vous pensez.

LA COMTESSE

Oui?

d'olbignac.

Mes soins ont été fort mal récompensés.

LE COMTE

Bon!

d'olbignac.

Elle me doit tout, sa faveur, sa fortune; Et , sans vous fatiguer d'une plainte importune ,

âCTB IV, SCEUE I. i

Qiicl prix ai-je reçu ? qu'a-l-ellc fait pour moi ? Ai-jtt un raog k la cour? une charge? un empl<M ? Rien : je tuis mécontent , je ne saurai» le taire.

LA COMTIME.

On nous avait parlé (l*un château , d'une terre....

d'olbicnac.

Oh! de peu de valeur, d*un mince revenu.

LF COMTk.

Comment ! et vous n'avez d'ailleurs rien obtenu ?

D\)L3ir.NAC.

Non; de légers cadeaux, les présents d'Iudiitude.

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