SCÈNE V
Madame RONSBERG, LOUISE, LA COMTESSE, MILLER.
LA COMTESSE
C'est à monsieur Miller que je parle sans doute?
Oui, madame. Qui peut me procurer l'honneur....
LA COMTESSE
Professeur de musique?
MILLER
Aurais-je le bonheur De....
LA COMTESSE
Ces dames, je crois....
MILLER
Composent ma famille.
Madame ; vous voyez et ma sœur et ma fille.
LA COMTESSE
Votre fille?... ah!... très-bien.
ACTK III, SCfeWE V. 71
MILLRR.
Sur VOS intcntionf Pui»-je enfin....
LA 00MTKS8K.
Pardonnez k tant de questions.
Rassurez-vous, madame; et vous, mademoiselle, Crojfezque le motif qui près de vous m'appelle....
( A part , en examinant Louise. )
Une candeur, un charme empreint sur tous ses traits....
Lfk COMTESSE.
£xcusez-moi. De puissants intérêts.
Votre bonheur, le mien, près de vous m'ont conduite.
MADAME RONSBFRG.
Notre bonheur? comment?
LA COMTESSE
Vous en serez instruite :
Votre nièce bientôt satisfera vos vœux.
De son cœur j'ai besoin d'obtenir des aveux; Et pour vos intérêts vous connaîtrez mon zèle, Si je puis un moment rester seule avec elle.
LOUISB.
Avec moi ?
MADAME RONSBERG.
Ce mystère....
LA COMTESSE
£h bien, consentez-vous....
MILLER
Madame, vos désirs sont des ordres pour nous. Venez, ma sœur.
LOUISE
Ma tante....
MADAME KONSBERG.
Allons, de Tassurance.
Que peux-tu craindre ?
LOUISE
Hélas!
mauahe ronsberg.
Moi, j'ai bonne espérance;
MILLER, à sa sœur.
Sortons.
MADAME RONSBERG.
De tout ceci que devons-nous penser?
MILLER
Ah ! ma sœur, que de maux semblent nous menacer f
( Ils sortent tous deux. )