ACTE m, SCÈNE VI
LOOlU.
Daignez vous expliquer.
Là COMTIflSX.
Vous allez tout savoir.
Je n'ai pu résister au besoin de vous voir : Déjà de toutes parts on m*a fait votre ëloge....
LOUISE
Madame. ...
LA COBITRSSE.
Permettez que je vous interroge.
LOUISE
Parlez.
LA. COlffTRSSB.
Vous connaissez le major de Walter?
LOUISE
Mais.... oui.
LA. COMTESSE
Depuis longtemps?
LOUISE
Non; depuis cet hiver.
LA COMTESSE
Qui Fattire chez vous ?
LOUISE
Chez nous?
LA COMTESSE
Soyez sincère.
LOUISE
Il venait prendre ici des leçons de mon père.
GVsl là le seul motif? le seul ?... Vous rougissez.
LOUISE
Hëlas!
LA COMTESSE
Je VOUS comprends; oui , c'est en dire assez.
LOUISE
Madame....
LA COMTESSE
Calmez-vous. Ainsi donc il vous aime ?
LOUISE
Il le dit, je le crois.
LA COMTESSE
Et vous l'aimez de même ?
LOUISE
Il est vrai !... mais, hélas! on assure en ce jour, On dit.... Ah! permettez.... si j'osais à mon tour.,..
LA COMTESSE
Pourquoi cet embarras ? parlez , qui vous arrête ?
LOUISE
De votre hymen , dit-on , l'on prépare la fête ; £st-il vrai? Ferdinand doit être votre époux?
L\ii!... Voilà quel motif m'amène auprès de vous: Oui, ma sincérité doit égaler la vôtre. Nous étions en effet destinés l'un à l'autre ; Mais il a refusé de former ce lien.
LOUISE
Refusé ! Ferdinand ! ah ! je le savais bien ;
Mou cœur me le disait.... Pardonnez-moi, madame.