ACTE m, SCENE X
PKRDfIfAffD.
T>fon, ne redoute rien; je suis là, je t adore. Ce projet inhumain ne saurait s'achever.
LK PRl5.SIDF.NT.
Tous tes emportements ne pourront la sauver.
FERDINAIfl).
Mon père, vous voyez k quel excès je Taime; Eh bien, si vous avez quelque soin de vous-même. Je vous le dis, craignez de me pousser h bout; Je suis au désespoir, et capable de tout.
LE PRÉSIDENT
Qu'importent tes fureurs, ingrat? je les mëprise.
LOUISE , voyant entrer les gens de justice.
Les voilà ! les voilà !... je me meurs.
FFRDINAND.
Ciel ! Ix>uise!
Secourez- la.... venez.... la douleur et Teffroi.... Ah ! repi*ends tes esprits.... c'est Ferdinand, c'est moi !
LOUISE
Hélas!
LE PRÉSIDENT
Au nom du duc, messieurs, prêtez main-forte. Saisissez cette fille, et que sous bonne escorte....
MILLER
La saisir! ah! dussé-je expirer sous vos coups....
FERDINAND
Non, laissez-moi ce soin, Miller, éloignez-vous.
LE PRÉSIDENT
Messieurs....
N'avancez pas, ou craignez ma colère.
LE PRIÉS I DENT
Qu'on la saisisse.
FERDINAND, tirant son épée.
Eh bien , vous m'y forcez mon père, Leur sang....
LE PRléSlDENT.
C'est donc à moi d'accomplir mon dessein ; Voyons si ton épée ira chercher mon sein.
FERDINAND
Qui ? moi ?. . . jamais ! jamais !
(n jette son épée.) LE PRÉSIDENT.
Allez, qu'on m'obéisse.
MILLER
Barbare, crains un père; on me rendra justice; J'irai , j'irai du prince embrasser les genoux.
LE PRÉSIDENT
Emmenez-la.
FERDINAND
Mon père ! Ah ! que votre courroux Se laisse désarmer! Un fils qui vous implore....
LE PRÉSIDENT
Qu'on l'entraîne.
Arrêtez! Un mol, un mot encore.
Mes prières, mes pleurs n'ont pu vous émouvoir; Vous m'y forcez enfin.... craignez mon désespoir. Vous allez la plonger dans le séjour du vice;