SCENE PREMIERE
MILLER, MADAMK RONSBERG.
MIM.KR.
Non, ma sœur, tout cela ne peut me convenir; Vos efforts seront vains, et je veux en finir.
MADAME RONSBERG.
Allons, vous n'avez pas le sens commun, mon frère.
MILLER
Tout comme il vous plaira ; mais ma fille m'est clière: Son honneur, son repos...
MADAMK HONSBERG.
Son honneur, son repos?
Vous m'offensez , Miller, avec de tels propos. Depuis dix ans c'est moi qui lui tiens lieu de mèn^ , El l'on peut sur mes soins s'en reposer, j'espère.
MILLER
Assurément.
MADAME RONSBKRG.
Alors, pourquoi cette chaleur?...
Ma Louise est jolie.
MADAME RONSBERG.
Est-ce donc un malheur?
MILLER
Le major de Walter, jeune, bien fait, aimable. Vient ici tous les jours.
MADAME RONSBERG.
Rien n'est plus véritable.
Ensuite ?
MILLER
L'on en jase, et je dois m'opposer....
MADAME RONSBERG.
Prétendez-vous, mon frère, empêcher de jaser? Hé! qu'importe après tout l'envie et la critique? Vous êtes , on le sait , professeur de musique : Le major vient chez pour prendre vos leçons ; Rien n'est plus naturel.
MILLER
On a d'autres soupçons.
MADAME RONSBERG.
* Toujours aux sots rapports l'oisiveté se livre. Faut-il abandonner l'état qui vous fait vivre. Et par respect humain chasser vos écoliers ? Je ne Vous conçois pas; ces discours singuliers....