‹ Œuvres dramatiquesChapitre 5 sur 346 · SCENE PREMIERE · texte numérisé non relu

SCENE PREMIERE

MILLER, MADAMK RONSBERG.

MIM.KR.

Non, ma sœur, tout cela ne peut me convenir; Vos efforts seront vains, et je veux en finir.

MADAME RONSBERG.

Allons, vous n'avez pas le sens commun, mon frère.

MILLER

Tout comme il vous plaira ; mais ma fille m'est clière: Son honneur, son repos...

MADAMK HONSBERG.

Son honneur, son repos?

Vous m'offensez , Miller, avec de tels propos. Depuis dix ans c'est moi qui lui tiens lieu de mèn^ , El l'on peut sur mes soins s'en reposer, j'espère.

MILLER

Assurément.

MADAME RONSBKRG.

Alors, pourquoi cette chaleur?...

Ma Louise est jolie.

MADAME RONSBERG.

Est-ce donc un malheur?

MILLER

Le major de Walter, jeune, bien fait, aimable. Vient ici tous les jours.

MADAME RONSBERG.

Rien n'est plus véritable.

Ensuite ?

MILLER

L'on en jase, et je dois m'opposer....

MADAME RONSBERG.

Prétendez-vous, mon frère, empêcher de jaser? Hé! qu'importe après tout l'envie et la critique? Vous êtes , on le sait , professeur de musique : Le major vient chez pour prendre vos leçons ; Rien n'est plus naturel.

MILLER

On a d'autres soupçons.

MADAME RONSBERG.

* Toujours aux sots rapports l'oisiveté se livre. Faut-il abandonner l'état qui vous fait vivre. Et par respect humain chasser vos écoliers ? Je ne Vous conçois pas; ces discours singuliers....

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