ACTE 1, SCÈNE 1. SI
MILLF.R.
Elle Taimc!
MADAME RONSBBRG.
Oui, voiisdis-jc; ilsm'onl ouvert leur cœur, J ai vu croître leurs feux.
MILLKR.
Se peut-il bien, ma sœur?
Quoi! vous encouragez une fille égarée....
MADAMF ROISSBEnC.
Quelles expressions! Louise est adorée Par un amant soumis, tendre, respectueux, lit j*ai dû protéger un amour vertueux.
MILLER
Vertueux ! A votre âge êtes-vous si crédule ! L*homme riche et puissant a-t-il tant de scrupule? Il ne veut que séduire; et ma fille....
MADAME RONSBERG.
Arrêter ; Rougissez des soupçons oii vous vous emportez. Le major de Walter est délicat, sincère.
MILLER
£h! quand il serait vrai? le président, son père,
N^approuvera jamais une telle union ;
Ou connaît sa hauteiu* et son ambition.
Tout ce que je prévois m'épouvante et m afBige.
Qu'avez- vous fait, ma sœur!
MADAME RONSBERG.
Ne craignez rien , vous dis-je.
L'amour surmonte tout, et vous verrez un jour Votre fille baronne, et briller à la cour.
MILLER
Oui, voilà les grands mots qu'il faut pour vous séduire; La cour! Où tout cela pourra-t-ii nous conduire? Ma fille....
MADAME RONSBERG.
La voici ; prenez un ton plus doux.