ACTE II, SCÈNK I. IH
Kn cfTfl ; il cxinUr Dt*s gens dont la rtchesst* vX ritnmensc crédit Mériteraient....
HKI^.VAI..
Voilà ce que j*ai toujours dit.
DUpni-.
I^ fortune a des droits qu'on devrait reconnaît n*.
PRKVAI,.
D'accord.
i)i!pR^:.
Quand on est riche, on peut parler en inailrc.
FHÉVAL.
Parbleu !
DUPRIv.
L'argent est seul une réalité ; Seul il doit parmi nous rompre Tégalité.
pnÉVAL.
Cette observation est juste et sans réplique.
DUPRÉ
Je dis plus, avec vous franchement je m'explique , Notre gouvernement est fort mal entendu ; Les gens riches n'ont pas le rang qui leur est du : Car eoiin f de TÉlat nous sommes les arbitres. Ce n'est pas que je tienne aux dignités, aux titres; Mais à tous ces honneurs, frivoles, j'en conviens. Qui peut avoir des droits mieux fondés que les miens? J'ai , moi , touchant à peine au midi de ma vie. Acquis des nnllions; il faut plus de génie.
184 LE ROMAjy,
Certes, pour obtenir un pareil résultat Que pour être préfet, ou conseiller d'État.
PRKVAL.
Cent fois plus!
DUPRÉ
On devrait, sans égard , sans faiblesse, Régler, d'après les biens, le rang et la noblesse.
PRÉVAL
Cette noblesse-là serait de bon aloi.
DÙPRÉ.
C'est aux mœurs d'une époque à réformer la loi. Aujourd'hui c'est l'argent surtout qu'on apprécie ; On ne reconnaît plus d'autre aristocratie. Gentilshommes,savants,gensd'honneur,beaux esprits, Dès qu'ils n'ont pas d'argent, tombent dans le mépris; L'argent fait le mérite et procure l'estime. Aussi pour en avoir tout semble légitime: On déserte pour lui le chemin du devoir; 11 donne des flatteurs aux agents du pouvoir. Des hommes les plus purs il ébranle les âmes, Et fait évanouir les scrupules des femmes.
PR^VAL
Eh quoi! vous penseriez...
DUPRÉ
En attaquant un cœur.
Lorsqu'on a ma fortune, on est toujours vainqueur.
PKÉVAL.
Ah!....
DUPRÉ
Plaît-il?