SCÈNE II
Les MÊUES, LOYS, Ménestrel, la rote en sautoir.
Hein ! qu'est-ce ? on boit ici, Et Loys n'en est point ! — Que veut dire ceci ?
CONDORIER.
Eh! c'est maître Loys, le gai Loys!
LOYS, se versant lui-même à boire.
Point autre , Pour VOUS servir, messieurs, et qui boit à la vôtre.
(Après avoir posé sou verre vide, il débite lestement.) Le gai Loys, qui boit, qui chante Depuis le soir jusqu'au matin, D'après ce principe certain, Que la raison , chose pesante, Ne s'allège que par le vin.
DEUXIÈME nOURGEOiS.
Vivat! encore un coup, mon gentil méneslrel.
LOYS
De grand cœur; car, laissant à l'Anglais l'hydromel , Je ne...
GRÉGOIRE rinterroinpt en lui posant une main sur l'épaule. Maître Loys n'aime pas l'Angleterre.
LOYS, se retournant vers lui, son verre à la main. Mon estimable ami, je n'aime point la bière. DEUXIÈME BOURGEOIS, riant.
Et certe, il a raison.
CONDORIER, l'appelant.
Loys !
LOYS, allant vers lui, bas, et vile.
Vous-même, un mot.
CONDORIER.
Quoi donc?
LOYS, indiquant furtivement Grégoire.
Méfiez-vous de ce damné maraud.
Je ne sais, entre vous, Messieurs, ce qui se passe ; Mais gardez-vous de l'homme : — un traître à double face. Œil qui guette ; — chargé d'épier, d'écouter Ce qui se dit, se fait ; — un cuistre à redouter ; Quelque bâtard d'Anglais.
CONDORIER, aux bourgeois.
Vous voyez.
LOYS, continuant, à demi-voix.
Ce Grégoire...
GRÉGOIRE, qui s'est glissé tout près d'cux,s'entendant nommer. Hein?
LOYS, haut, et cliangeant de ton.
Digne homme en tout point, Messieurs. Voulez vous boire Vin vieux, non baptisé? — Tous chez lui.
SCtNE m.
Les mêmes , PAQUETTE.
LOYS, allant galamment vers elle, et continuant.
Voulez-vous