‹ Œuvres dramatiques de Camille BernayChapitre 11 sur 391 · ACTE I , SCÈNE III · texte numérisé non relu

ACTE I , SCÈNE III

Reposer vos regards sur un objet plus doux, Sur deux fripons d'yeux noirs qui, dans toutes les amcs , Vont éveillant l'amour et répandant les flammes ; Sur bouche tendre et fraîche où niche le baiser. Où tout cœur qui la voit soudain vient se poser; « Sur un sein fait au tour que le désir soulève , »Qui tout le jour vous brûle, et dont la nuit on rêve; » Sur les plus jolis pieds, petits, mignons, coquets, » Où grimpent follement nos vœux les plus secrets ; Sur...

GRÉGOinE, l'interrompant brusquement, et l'éloignant de sa femme.

Au diantre ! bavard ! la peste à votre langue !

LOYS

La peste à toi, butorl qui coupes ma harangue Quand je suis en humeur d'avoir beaucoup d'esprit. Et sans attendre cncor que l'on ait tout décrit. (Il va vers Condorier, qui lui parle bas pendant ce temps.)

PAQUETTE, à Grégoire.

Il est vrai qu'on ne peut rien vous dire d'aimable Qu'aussitôt vous n'alliez...

GRÉGOIRE

C'est bon, ma mie, au diable !

Ces amabilités ne sont point de mon goût. Bien qu'elles soient du vôtre.

PAQUETTE

Oui, sans doute, et beaucoup.

Oh! l'ennuyeux jaloux, qui toujours me querelle !

GRÉGOIRE

Et s'il me plaît ainsi! — Voyez la péronnelle ! Je ne serai bientôt plus maître en ma maison. Je suis votre mari, moi, pour avoir raison. Entendez-vous?

PAQUETTE

Bon! bon!

(Elle rentre dans le cabaret.)

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