SCÈNE IV
BERTHE et HUBERT, dans lacliambre; LUDWIGH, dans le cabinet.
lltHERÏ.
Vrai dîner de bourreau ! —s'enivrer sur le goullre,
Sur la tombe! Eh bion!soit! — Mourir lors<|ue l'on souflre.
C'est guérir de ses maux.
HERTHK.
Que disais-tu donc là ?
HUBERT
Moi, rien. — Range, à présent, — enlève tout cela.
LUDWIGH.
Le mal n'est pas, pour nous, sa mort!.. J'allais tout dire; Il glaça ma langue.. .Oui, j'ai cru voir, pour maudire. Sa main s'étendre encore, et cependant, hélas! Il m'eût été si doux de pleurer dans leurs bras ! Demain il sera temps; demain, ma bonne mère M'obtiendra mon pardon; et qu'alors la misère Cesse pour eux , pour moi , la malédiction , Et pour tous trois, mon Dieu, les jours d'afliiction.
(Il s'assied pensif.)
BERTHE, à son rouel.
Hubert! cei étranger, que crois-tu qu'il puisse être?
HUBERT, toujours marchant.
Bien de bon.
BERTHE
Je voudrais plus à fond le connaître.
HUBERT
Pourquoi ?
BERTHE
Pour rien. Viens-tu ? — Moi, je vais me coucher.
HUBERT
Tout à l'heure. — Je veux, avant , me réchauffer. Boire un coup.
(Il s'assied près de la table et se verse à boire; Bertlie s'étend sur la paille et s'endort.)