‹ Œuvres dramatiques de Camille BernayChapitre 108 sur 391 · I.UDWIGH. toujours rêvant · texte numérisé non relu

I.UDWIGH. toujours rêvant

Où sont-ils, cesjours de l'innocence.

Où bien qu'enfant, tout lier de cette surveillance , Ma main guidait les pas chancelans de ma sœur? Ma sœur ! cette pensée est un poids sur mon cœur. Pauvre petite ! ô toi, dont la main enfantine M'allait déjà cueillir des Heurs sur la colline, Cueille à présent la grâce au sein de l'Éternel, Et répands-la sur moi , ma sœur, du haut du ciel ! Fais que la paix encor dans mon âme demeure. Oh! ma douleur déborde, et voici que je pleure.

(Il pleure, la tête dans ses mains.)

Bientôt minuit, — bientôt! — (^uand reviendra, demai.i, La douzième heure; — alors, — à ch.icuii son chemin. Que j'en sois réduit là!

(On entend le sifDemcnt du vent.) Gomme dans les ténèbres L'esprit de l'ouragan roule des voix funèbres ! (Dans ce moment, Ludwtgh laisse tomber sa ceinture cliargôc d'or; nombre de pièces roulent sur le plancher.)

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