ACTE II , SCÈNE X. l
CHILDEREnT.
Pardonné! T'ai-je , hélas! aussi fail quelque ollense? Oli ! mais , qui donc es-tu ?
CHLODOALD.
Ton soutien , ta défense ; Celui qui pour toi prie et te rouvre le ciel!
(Il fléchit un genou.)
Car, parlez: n'est-ce pas? ft vous , juge éternel ! Que vous accoi derez sa grâce à mes prières ? Comme aussi , n'est-ce pas ? doux enfans , nobles frères , Ou'afin de l'obtenir, vous vous joindrez à moi ?
(A Chlldebert.)
Va, ne crains plus! — Bientôt viendra l'heure où, vers toi,
Pour t'annoncer la fin de ta longue misère ,
Tous les deux ils viendront , envoyés par ta mère ;
Et tai qui les verras, des palmes dans la main ,
Descendre , en le montrant le céleste chemin ,
Sans crainte tu diras : Prenez-moi sur vos ailes ,
Beaux anges! Ct, pareils à des amis lidèles,
Tous deux alors vers toi s'empresseront , joyeux ,
Tandis que les élus, se levant dans les cieux ,
Ensemble s'écriront avec des chants sublimes:
Place au pécheur qui vient, conduit par ses victimes!
CHILDEBERT, se levant les bras étendus et avec transport. Oui ! vienne alors la mort !
(Puis, accablé par tant d'émotions, et retombant dans les bras de Chlodoald.)
Je puis mourir.
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