‹ Œuvres dramatiques de Camille BernayChapitre 178 sur 391 · SCÈNE II · texte numérisé non relu

SCÈNE II

CHRAMNE, ARCADIUS, HALDA.

CHRAMNE, à Arcadius.

Que dis-tu ?

ARCADIUS

Que Cblotaire Est sur le point d'atteindre au pied de ces hauteurs ; Que, de plus, la campagne est pleine d'éclaireurs. Et qu'en un mot , poursuivre à présent votre route. C'est vous perdre.

CHRAMNE, indiquant le couvent.

Il faut donc rester ici?

ARCADIUS

Sans doute.

Et ne pas en bouger jusqu'à demain.

224 CHLOTAIRE I.

CHRAMNE

Comnieiu?

Pourquoi jusqu'à demain ?

ARCADIUS

Parce qu'eu ce moment Le duc Villiacbairc est en ciiemin.

IIÂLDA.

Mon père !

ARCADIUS

Lui-même, noble dame, accourant ventre à terre.

Avec quelques milliers de soldats. — Or, voici :

Comme le roi, n'ayant pas eu vent de ceci,

N'a pris que quatre cents des siens pour vous poursuivre ,

Rien n'empêche dès-lors que le duc vous délivre ,

Et vous puisse demain mettre hors de danger.

Je l'ai fait prévenir par un mien messager.

Ainsi, ne bougez point que le duc ne se montre.

CilRAMNE.

Bien. Mais toi...

ARCADIUS

Moi, Seigneur, je cours à sa rencontre. Autant pour le hâter, comme c'est mon devoir. Que pour sauver par là ma tête, près de choir. Ah ! votre père agit pour nous d'étrange sorte. Je l'ai servi vingt ans, et lui... mais il n'importe. A chacun son tour. — Vous, entrez là; puis, demain. Une fois délivré par le duc, — en chemin ! L'épée est votre seul recours contre Chlotaire; Soulevons contre lui. Seigneur, la Gaule entière, Kt puissiez-vous bientôt, avec l'aide de Dieu, Bâtir sur les débris de son empire ! — Adieu.

(Il son.)

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