‹ Œuvres dramatiques de Camille BernayChapitre 183 sur 391 · SCÈNE IV · texte numérisé non relu

SCÈNE IV

Les MÊHRS, CHLOTAIRE, Soldats FtiANCS; puis, CHLObOALD.

CHLOTAinE.

Oui! lous deux sonl donc pris, cnliii.

(Pendant ce temps, l'église s'est ouverte toul-à-coup ; alors Chlodoald se précipite entre Chloiaire et les fugitifs.) cnrODOAi.D.

Ils sont sauvés.

(Les entraînant tous les deux dans IVrIIsc, puis, s'arrftant sur

le seuil.) Asile! Francs, asile!

23 0 CHI.OTAIRE I.

Cni.OTAIRE.

Asile! orgueilleux prôlreî Crois-tu?..

(L'envisageant avec surprise.)

Mais, par Clovis! je le crois reconnaître. Oui. —

(A Chlodoald, avec menace.) Sais-tu qu'à la fin, hors de ton capuchon. Ta tête pourrait choir, fauteur de trahison ?

(A Rertoald.)

Bertoald, fais d'abord cerner partout ce cloître. Que nul n'en sorte!

(A Chlodoaki.)

Et toi, dont l'audace peut croître Au point de nous braver deux fois, reliens cela : Les traîtres fugitifs qui viennent d'entrer là. Je les veux!

CHLODOALD.

Tu les veux? Fais donc alors en sorte Qu'ils se veuillent livrer. Franchissant cette porte. Us sont sacrés. — Leur force est celle du Très-Haut. Tu ne peux rien sur eux.

CHLOTAinE.

Nous le saurons bientôt.

Ah! ton couvent se place entre eux et ma colère. Je déracinerai vos murs.

CHLODOALD.

Ose-le faire !

CHLOTAIRE.

Que j'ose? En vérité, tn me fais grand'pitié, Moine. Ce que je puis, l'as-tudonc oublie? 11 faut te rappeler ma puissance , peut-être?

CHLODOALD.

Savoir tous tes forfaits, n'est-ce point la connaître ?

Page 1