‹ Œuvres dramatiques de Camille BernayChapitre 193 sur 391 · ACTE IV, SCÈNE III · texte numérisé non relu

ACTE IV, SCÈNE III

AnCADlUS.

De vous! non, Seigneur, besa Temuie Kl (le ses deux cnfans, voilà tout.

CHI.OTAinF;.

Donr, rinfûine Ne seini)Iait pas, au moins...

A ne A DUS.

Quoi, Seigneur?

CUI.OTAinE.

Repentant De sa révolte.

ARCADIL'S.

Mais... si Tait; bien que, pourtant, — Quelques regjois ({ailleurs qu'il ail laissôs paraître, — Peut-(''lre il ne fut point tout ce qu'il devait ('ire.

CIlLOTAinK.

Kl vous l'approuviez tous, sans doute. — Allons, va-t'en. Is'isecqueje t'ai dit.

A RCA DU s.

Oui, Seigneur, à Tinslant.

(A part, en s'éluigiiaui.)

Kt lassent les deslins qu'en poursuivant la guerre. Ton cher fds, au plus tôt , rejoigne Ilalda sous terre! Car, qu'd vive, en laveur je vois qu'il rentrerait, lit sa vengeance, alors, où la fuir?

(Il son.)

2 '12 CHLOTAIRE I.

scÈNi: IV.

CHLOTAIRE, BERTOALD, et divers aiilres Francs.

{Bcrloalcl, pendant le cours du dialogue précédent, s'est occupé à tout arranger dans la hutte. Il y a étendu une peiu d'ours et a planté une torche allumée dans une des crevasses du rocher ; s'adressant alors à Chlotaire, qui, assis sur un tertre, semble plongé dans la plus profonde méditation.)

HERTOALU.

Tout est prêt , Et...

CllLOTàinE, relevant la tète.

Tu dis?..

RERTOALD, indiquant la hutte.

Que je viens d'apjirêter toute chose Pour que vous reposiez.

CHLOTAUIR.

Ah ! oui, que je repose.

— Tu n'as pas d'enfans?

UESTOALI).

Moi, mon souverain ? hélas!

J'en avais trois. Tous morts !

CULOTAinE.

Ne les regrette pas.

Oh! les fils sont souvent un lourd fardeau pour râmc !

— Est-ce qu'ainsi long-temps je vais faire la femme?

.Te n'y veux plus songer. — Dans peu, nous combattrons, Bertoald.

BERTOALD.

Et dans peu, cher Seigneur, nous vaincrons. cni.OTAlRE, qui s'est rassis et ôtc son casque. Oui, oui. Tiens, vois ce casque! un présage do gloire, Vn (Ion de Cliildoherl le jour d'une victoire!

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