‹ Œuvres dramatiques de Camille BernayChapitre 2 sur 391 · SAINT-SIMON · texte numérisé non relu

SAINT-SIMON

S'il le voudra, parbleu ! Ce sont des représailles Qu'il prendra bravement après les funérailles.

Plus bas, le duc exprime une pensée analogue :

On ne prend d'un roi mort que très peu de souci. Vivant, on l'adorait; enterré, l'on s'en moque.

Une fois l'astre éteint, personne ne l'invoque: Avec tous ses rayons, tout son culte a cessé ; Et qui vit et qui règne, est le seul encensé.

— La partie est d'autant plus belle pour votre Altesse, ajoute Saint-Simon, que l'avènement d'un nouveau pouvoir allèche toutes les avidités.

A ce banquet futur, soi-même on se convie ; Et qu'est-ce que l'on voit dans votre élection? Un vaste champ ouvert à toute ambition.

Chacun est dans l'attente.

Et, du sort, par vos mains, réglant les changemens. Dévore un avenir d'heureux évènemens.

Paraît l'abbé Dubois.

Page 1