‹ Œuvres dramatiques de Camille BernayChapitre 201 sur 391 · ACTE IV. SCtNi; Mil. JJS · texte numérisé non relu

ACTE IV. SCtNi; Mil. JJS

HALUA, continuaiil.

Allez, Seigneur, c'est mal. Kl vous, qui de prière Me parliez tout à rhcure; ah ! priez Dieu, plutôt. Qu'un jour vous vous puissiez justilier là-haut Du cruel passe-temps qu'ici ma mort vous donne , Ma mort, — que pour ma part, d'ailleurs, je vous pardonne.

CHLOTAinF..

Fort bien. As-tu tout dit?

HALUA, avec une iiésitalioii douloureuse. Et pourtant...

CIlLOTAinE.

Et pourtant ?

CIinAMNE, toujours sur le rocher, et parlant basa Owen. Tu me conçois : que tous se tiennent, à l'instant , Prêts au signal.

(Owen s'éloigne, laissant Cbramac avec cinq ou six Rrelons.) CHLOTAIRE, à Halda.

Eh hicn! nous gardons le silence.

Et pourtant... disais-tu? Poursuis. A quoi donc pense Ma noble prisonnière ?

IIALUA, relevant la lête, el d'un ton douloureux. A ceux, hélas ! à ceux Qui dorment, chers enfans , sans songer que tous deux , A leur réveil, demain, ne veiront plus leur mère.

Cm.OÏAlUE.

Demain ! Non, en ellet.

CiinAMNE, à part.

En es-tu sûr , Chlotaire?

IIALDA.

Voilà , Seigneur, à quoi je pensais, — comme aussi

Que, lorsque ce soldat m'a réveillée ainsi ,

Il ne me laissa point, à ce moment suprême.

Le temps de leur donner même un baiser ; pas môme

Un seul pour adieu! non. Et vous, alors, et vous.

Oh! je vous prie, — au nom du ciol, espoir de tous !

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