ACTE I, SCÈNE V
Grâce à qui tout cela? grâce à Donald. Sans mol Que seriez-vous, enfin ?
DUNKAN, se levant furieux.
Sans toi, lâche, sans toi!
—Ah ! je serais encor ce que j'étais naguère : Un soldat illustré par quarante ans de guerre , Cité partout, l'égal des plus liers écussons, Ferme en sa loyauté, comme sur ses arçons ; Homme avec qui, toujours, la gloire faisait route, Et, comme tu l'as dit, ambitieux sans doute, Mais noblement; sans tache en ses ambitions. Couronné seulement de grandes actions, FA qui, du moins, touchant au soir de sa vieillesse. Sans crainte de son Dieu, sans remords, sans faiblesse. Eût pu, vieillard lassé, s'étendie dans la mort. Calme, et les mains en croix, comme un autre s'endort. — Voilà ce que serait sans loi, vil misérable ! L'homme à présent marqué d'un crime ineffaçable. Marqué devant le ciel du crime de Gain...— Cesse donc de vanter tes hauts faits d'assassin. Et ne menace plus ; — mais, hors de ma puissance. Va porter, au plus tôt, ta hideuse présence !
Et moi...
UUKKAN.
Va-t'en!
DONALD
Je puis...
DUNKAN, ne se contenant plus.
Que peux-tu? — Terre et deux !
Tu penses me braver, me voyant faible et vieux ! Mais ton attente, ici, pourrait se voir trompée; Et...
(Disant cela, il va vers un faisceau d'aiincs, el en ilélaclie ^ une tipée.)
Sortez-vous?..