‹ Œuvres dramatiques de Camille BernayChapitre 232 sur 391 · SCÈNE VI · texte numérisé non relu

SCÈNE VI

Les Mêmes, FERGUS, MAC-DOUGAL, DAVID.

F ERG us.

Quoi donc ! ce grand bruit... cette épCc ! Que se passe-l-il?..

DUNKAN.

Rien... rien du tout;- seulement...

Ta main; — car, je le sens... ce brusque emportement... Soutiens-moi.

FEKGUS, à Donald, après avoir conduit son père à son fauteuil.

Vous étiez seul avec lui, Messire... Nous expliquerez-vous ce que cela veut dire?

DONALD

Ce brusque emportement dont Monseigneur parlait! Rien... Nous sommes en mars; et Monseigneur voulait Que ce jour ne fut pas le si\... anniversaire De la sanglante inort de son bien-aimé frère.

DUNKAN, se levant brusquement.

De mon frère! —aujourd'hui, le six mars, at-il dit?

FERGUS

Mon noble père...

(A Donald.)

Or ça, vous, perdez-vous l'esprit?

MAC-DOUGAL

En effet, regardez comme le comte est pâle ! DUNKAN, se parlant à lui-même.

Oui, c'est bien le six mars, — le six, — date fatale!^ Ainsi, voilà cinq ans qu'il est avec les niorLs... Il tHait mon aine de cinq ans ...— et, dès-lors... Allons, je le vois trop, mon frère, — il fanl te suivre.

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