‹ Œuvres dramatiques de Camille BernayChapitre 241 sur 391 · SCÈNE · texte numérisé non relu

SCÈNE

Les Mêmes, jouaiu ou regardant, et sans voir PATIUCK, qui entre avec UN PÈLERIN.

PATRICK, en costume de fou, parlant au Pèlerin, dont le capuchon est rabattu fort avant sur le visage. Une superbe fête !.. Entrez, bon pèlerin. Car, sachez que j'ai nom Patrick, haut suzerain. Grand empereur des fous... et voici mou empire. Donc, suivez-nous.

LE PELERIN, le retenauL

Pardon, mais vous venez de dire Que le comte Fcrgus?..

PATRICK

Est mon maître, Seigneur;

310 L'HÉRITAGE Dl MAL.

Moi) maître par le droit... ce qui lui fait honneur, Mon sujet par le fait; et j'en donne la preuve. Puisque, folie (énorme, il épouse une veuve.

(Il chante.)

Or, pour fraîche beauté,

Virginité , Florissant dans sa grâce, Que par le prêtre on passe, Passe.

Primeurs d'amours sont toujours fort bons mets; Mais , Friandise peu neuve Qu'une veuve!

D'où Je dis qu'ici mon maître Doublement doit paraître Fou.

LE PÉLEKIN, qui pendant ce temps est resté absorbe.

Et c'est, m'avez-vous dit, la châtelaine Edma Qu'il épouse?

PATRICK

Elle-même.

LE PÈLERIN, à dcmi-voi\, à lui-même.

Oui, jadis il l'aima.

PATRICK

Hein? vous semblez tout triste... Or ça, je m'imagine Que, si nous allions faire un tour par la cuisine. Cela vous remettrait l'esprit en meilleur train. Car l'homme...

(Ce que disant, il entraîne vivement le pèlerin du côté

du vestibule.

ARONDEL, apercevant Patrick.

Tiens, Patrick avec un pèlerin.

DONALD, frappé, se tournant vers le pèlerin.

Avec?..

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