‹ Œuvres dramatiques de Camille BernayChapitre 259 sur 391 · SCÈNE III · texte numérisé non relu

SCÈNE III

HANDOLPH , seul , armé sous sa cape de pèlerin.

J'avais cru... non, personne... allons, je vais attendre... D'autant plus, qu'après tout, ce que je viens d'apprendre Me donne quelque espoir... Son départ du château. Ses projets d'union rompus tout aussitôt... 11 se peut qu'elle vienne... oui , mais la mort dans râmo , Fidèle comme épouse, et non plus comme femme , Sous ce bruscjue retour, courbée avec cITroi , Pleurant sur son Fcrsiis tout <.'n venant à moi :

ACTli III , SCÈNE IV. ,V5l

Ne m'accueillaiu eulin que coinine une soufliance ,

Coiiinie un devoir maudit qui brise une espérance !

Hé ! quel autre en uia place aurait meilleur accueil ?

Un proscrit meurt; c'est bien, qu'on apporte un cercueil!

Cela fait, on se hâte , on l'enterre , on l'oublie ;

Et voilà que, pour tous, mémoire ensevelie,

A travers maint projet, à travers maint amour.

Ce proscrit, lout-àcoup, reparaît au grand jour!

Au cercueil ! au cercueil ! va-t'en! que viens tu faire?

Rentre dans ton oubli , rentre dans ta misère !

Doublement mort au monde , au cercueil , malheureux !

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