‹ Œuvres dramatiques de Camille BernayChapitre 260 sur 391 · I.e malheur, c'est la lèpre, et Ton fuit les lépreux · texte numérisé non relu

I.e malheur, c'est la lèpre, et Ton fuit les lépreux

Ainsi de tous... pas un qui vous veuille connaître.

Le Christ lui-mômc , à peine est vendu par un traître ,

Que Pierre dit de lui : Je ne le connais pas.

0 toi, dispensateur terrible qui plaças

Ma vie à cette croix, au moins que ta justice

Ne m'abandonne pas non plus dans le supplice !

Et, rejeté partout, partout sacrifié ,

S'il faut que je la trouve, elle aussi , sans pitié ,

De ce fiel , ô mon Dieu , s'il faut que je m'abreuve.

Que ce soit là, du moins, le sommet de l'épreuve;

Et comme pour ton Christ, au calvaire monté ,

Élève alors vers toi ma grande adversité.

Pour m'y transfigurer dans ta paix éternelle !

Que...

(Apercevant Edma qui s'avance enveloppée d'une grande mante.)

Quelqu'un! ômon cœur, voici l'instant, c'est elle.

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